Vers une démocratisation de l'orientation

Publication : 10 octobre 2018
L’orientation vers le lycée et l’enseignement supérieur est un enjeu qui concerne tous les élèves. Études et recherches montrent néanmoins l’importance capitale de l’accompagnement des élèves les plus fragiles sur le plan social comme sur le plan scolaire.

Le poids de la famille dans l'orientation

Les jeunes interrogés dans l'enquête de l'AFEV, réalisée à l'occasion de la Journée du refus de l'échec scolaire, témoignent de la difficulté et de la complexité que représente la construction des choix d'orientation scolaire.

Dans ce cheminement, c'est la famille qui est la ressource la plus importante : le lieu de discussions, d'inspiration pour le futur métier, celle qui permet de trouver son stage de 3e.

Or si ces familles issues des quartiers populaires sont fortement impliquées, elles ne sont pas les mieux dotées en ressources permettant une orientation éclairée et efficace.

Les enseignants et les professionnels pour structurer les choix d'orientation

Dans ce contexte et dans une perspective de réduction des inégalités, le rôle de l'institution scolaire est important.

Les collégiens en bénéficient d'ailleurs de plus en plus à mesure qu'ils avancent dans leur scolarité et plus particulièrement en classe de 3e (rencontre avec un psychologue de l'Éducation nationale, discussions avec le professeur principal, Onisep, etc.).

Ces échanges leur permettent bien souvent de construire un projet plus réaliste, tout en ouvrant sur de nouveaux champs de possibilités. Le stage d'observation de 3e prend également davantage de sens lorsque les équipes éducatives interviennent auprès des jeunes.

 

 

Interview de Marie Duru-Bellat, sociologue de l’éducation, marraine de la Journée du refus de l’échec scolaire 2018

 

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